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Etat civil de BARZUN (64)

dallegretmaret
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je déchiffre actuellement le registre 1692 à 1873 de Barzun, dont une branche de collatéraux est issue. Le nom principal est Bachette, ou Bachette Herrana, et autres variantes.

J'aurai voulu savoir à partir de quand le nom du père est automatiquement donné au nouveau-né, car je rencontre beaucoup d'enfants qui prennent le nom de leur mère. (fin des années 1770)

autre question : j'ai trouvé plusieurs cas dont un de ma propre 'famille" où le nom de l'enfant est totalement différent de celui de ses parents. Pourquoi ?

voici l'exemple de ma famille : les parents Pierre CAZIEUX  (originaire de Saint Aunis, aujourd'hui quartier de Vic-en-Bigorre  (65) et Marie BACHETTE (originaire de Barzun) ont eu 3 enfants nés en 1777,  1781 et 1784. aucun ne porte les noms de Cazieux ou Bachette, mais uniquement celui de BARRERE. l'acte de mariage des parents ne mentionne aucun surnom. Est-il possible que la maman ait pu donner le nom de sa propre mère ?? en l'occurrence, il pourrait s'agir de celui de Marie de BARRERE mariée à Barthélémy de Bachette, et donc la grand-mère maternelle des nouveaux-nés. A compter de quelle "date" la transmission du nom sera-t-elle vraiment réglementée ?
Merci de votre aide. D. Allegret

mbicaismuller
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Bonjour

Je viens d' envoyer un message à quelqu'un qui, je crois, est qualifié pour vous donner la bonne réponse

Cordialement

Marie Louise
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dallegretmaret
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bonjour et merci de votre aide. J'attends l'explication avec une certaine curiosité...

Dominique

mhonthaas
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Bonjour,
Votre problématique ressemble beaucoup à ce qui se pratiquait au Pays Basque et parfois en Béarn, à savoir que les enfants ne portaient pas systématiquement le nom du père ou de la mère, mais celui de l'aîné des  parents, ce qui revient à dire le nom de la Maison d'origine de cet aîné. C'est un peu compliqué mais je vais tenter de retrouver une explication détaillée que j'avais rédigée il y a quelques années, ou un lien traitant du sujet. Il est probable qu'une explication existe sur le site de Geneo, d'ailleurs.  En principe, l'Etat-civil en Pays Basque mentionnait le nom des Maisons où naissaient et mouraient les gens, ce  qui pouvait aider dans les recherches... En Béarn, je n'ai vu qu'une fois le nom de la Maison où était mort un ancêtre de mon mari.
Cordialement,

mbicaismuller
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Mon correspondant est peut être en vacances mais son explication était, en effet,  celle des " maisons " du Pays Basque où les enfants portent le nom de la maison

en attendant j'ai trouvé ce lien

L’aîné de la famille héritait de la maison. Jusqu'au XVIIe siècle, il est fréquent que le nom de la maison devienne le patronyme de l'enfant qui y naît. Témoin de l'importance que les Basques accordaient à leurs maisons, aujourd'hui encore des familles entières portent des noms de maisons, comme Etcheverry → maison neuve, Harguindeguy → atelier du maçon, etc. Qu'elle soit de statut noble, franche ou fivatière (dépendant d'une autre maison), les termes de "maison" et d'"homme" étaient interchangeables et comme synonymes.4 La société basque privilégiait donc, non l'individu, mais la famille.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_basque

Cordialement

Marie Louise
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echizelle
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bonsoir,

Vous pouvez aussi lire ces explications très intéressantes données sur ce fil de discussion par  jean-François(jbarrere2)

http://www.geneanet.org/forum/index.php ... #msg640222

Cordialement
Edith

dallegretmaret
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un grand merci pour vos réponses, liens, et conseils divers sur ces recherches au Pays Basque, et sur les Pyrénées en général.

je viens de terminer la lecture très intéressante des documents cités. je pense que cela va modifier ma façon d'exploiter les actes trouvés dans cette région. et je vais garder cette documentation "sous le coude", car le département des Pyrénées-Atlantiques semble être un département important - avec les Hautes-Pyrénées - pour ma branche paternelle.

merci à toutes-tous d'avoir répondu si vite !
Cordialement
Dominique.











mbicaismuller
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Bravo Edith, c'était bien l'explication de J.F. BARRERE que je ne trouvais plus ; c'est bien à lui que j'ai fait une demande.

Bonne journée à tous
Marie Louise
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jbarrere2
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Bonsoir
Je vous remercie de l'intérêt suscité par le résultat de mes recherches, et suis particulièrement honoré de vous apporter quelques précisions.

En relation avec le lien du forum de "généanet", effectivement dans toute la Bigorre, ou plutôt dans tout le piémont Pyrénéen coté français, et aussi coté espagnol, il existait depuis toujours une prédominance de la maison Pyrénéenne . C'est la maison qui donne le nom à ceux qui résident.
Pour expliquer ce sujet de manière concrète : Il est d'usage dans le cas d'un jeune homme qui se mariait avec une fille héritière de sa maison, d'abandonner son patronyme, et de prendre celui de son épouse.

Il est dit aussi dans des actes de donations d'héritages, le père donne à sa fille le droit paternel, c'est à dire de conserver le privilège qui est le même que celui d'un garçon.
Selon la coutume des "fors de Bigorre", c'est l'enfant premier né d'un couple qui sera héritier, sans distinction, que se soit une fille ou un garçon ( Ce principe ne se faisait pas dans le reste de la France... Nous connaissions déjà l'égalité entre hommes et femmes)

J'avais déjà expliqué ceci dans un forum, car cela pose un problème aux généalogistes, lorsque les noms de familles changent, ce qui peut parfois provoquer un arrêt des recherches.

Il faut prendre en considération 2 points fondamentaux:
1° Toujours suivre le nom de la maison
2° Essayer de savoir si la fille est héritière de sa maison, pour transmettre son nom aux enfants.
3° Il faut noter aussi, qu'en règle générale, c'est un cadet, qui va se marier avec une héritière.
Voici un lien, qui vous permettra de comprendre la prédominance de la maison Pyrénéenne, qui à été réalisé par "Michel Sauvée" membre de notre association GENHP65, lors d'une conférence donnée à Toulouse en 2004.
http://agmauran.pagesperso-orange.fr/biblio/PPy.pdf

Dans votre cas:  Marie de BARRERE mariée à Barthélémy de Bachette 
ne soyez pas surprise de ne pas trouver le nom de famille "de Barchette", pour mois cela explique clairement que "Barthélémy de Barchette", soit venu gendre dans la maison de "Marie de BARRERE", et qu'elle était héritière de sa maison.Le enfants peuvent porter le nom de la mère.

J'ai plusieurs cas dans ma famille, ou les hommes venus gendres ont perdus leurs patronymes, mais malgré tout il faut faire attention de ne pas laisser dans l'oubli le nom de l'époux, parfois certains notaires, ou vicaires, faisaient aussi mention du patronyme du père. C'est pourquoi, il existe de nombreux noms de familles composés, séparés par un "trait-d'union", ces noms se sont perpétués jusqu'à nos jours, et constituent un patronyme unique, maintenant appelé : nom de famille.

En espérant vous avoir apporté un peu plus de compréhension sur ce point particulier.
Si vous recherchez d'autres informations généalogiques sur la Bigorre, vous pouvez vous inscrire sur de forum de notre association de généalogie" GENHP65" , une équipe de bénévoles pourra vous aider, Sandrine BRAUN, et Michel SAUVEE, sont des animateurs très actifs.
voici l'adresse du forum:  genhp65@yahoogroupes.fr

Bien cordialement

Jean-François, Roger  BARRERE-GONDRIN

dallegretmaret
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Merci de m'avoir répondu sur cette question des noms. et je me rends compte, grâce à toutes les explications données, que j'ai plusieurs familles qui pourraient être concernées par ce sujet dans les Pyrénées Atlantiques, et dans ma Bigorre natale.

j'aime ce côté de la généalogie qui me fait sortir de la route, tracée pour avoir de plus en plus de noms d'ancêtres, et me fait pointer du doigt certains faits de la "petite" histoire de notre pays. c'est très intéressant, et donne un vrai sens à mes recherches.

maintenant, je vais essayer de trouver à partir de quand le nom du père a été "intronisé" par l'Etat français, que ce soit sur le plan local ou sur le plan national.  Si quelqu'un le sait, je laisse ce forum ouvert...

de nouveau un grand merci à tous, et bonne continuation.
Cordialement
Dominique Allegret-Maret

(dans mon cas, ce nom double de ma belle-famille provient du fait que la future mariée n'aurait pas voulu "abandonner" son propre nom (Mlle Maret) et l'aurait accolé à celui de son futur mari (Mr Allegret). en tous cas, c'est ce qui m'a été rapporté !)


mbicaismuller
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Bonjour

oui, des discussions comme celle-ci sont enrichissantes.

N'ayant aucun ancêtre dans ce coin là, j'ignorais totalement cette particularité des patronymes et maisons et j'avais étoffé ma culture personnelle (pas d'âge pour se cultiver).

Cordialement
Marie Louise
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jbarrere2
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Bonjour
Pour répondre à votre interrogation sur [  je vais essayer de trouver à partir de quand le nom du père a été "intronisé" par l'Etat français, que ce soit sur le plan local ou sur le plan national.]

A partir de la révolution, le nom du père est devenu obligatoire pour "l'état-civil", toutefois les noms de familles existants avant ( tels qu'ils sont écrits dans nos registres paroissiaux) ont été conservés, sauf qu'il à été convenu entre deux patronymes, de supprimer de fameux " dit " que l'on retrouve souvent, par un simple "trait d'union".
La loi du 6 fructidor ( encore applicable de nos jours), obligeait tous les citoyens à reprendre leurs noms de famille, voici le texte:
[ Le principe de l'immutabilité du nom patronymique, déjà en vigueur sous l'ancien régime, a été clairement posé par la loi du 6 Fructidor an II après une brève période durant laquelle le changement de nom avait été largement ouvert24(*). L'article premier de cette loi dispose qu' « aucun citoyen ne pourra porter de nom, ni de prénom autres que ceux exprimés dans son acte de naissance. Ceux qui les auraient quittés sont tenus de les reprendre ». Certains assouplissements permettent néanmoins de tempérer la rigueur de cette règle.]

En conclusion, depuis la création de l'état-civil, les noms n'ont pas changés, mais il subsiste parfois des erreurs de graphies, le respect de l' l' orthographe n'ayant pas été appliqué par les premiers officiers d'état-civil, et aussi l'insuffisance de maîtrise de l'écriture . Ce problème existait aussi sous l'ancien régime, c'est pourquoi il ne faut jamais faire une fixation sur la graphie d'un nom de famille " lettre pour lettre", mais tenir compte du double patronyme ( ce qui peut aider dans la recherche), ou encore de dresser un arbre qui représente un ensemble familial, pour vérifier sur 2 ou 3 générations. C'est vraiment une enquête minutieuse qu'il faut faire.

Bonne continuation, il existe aussi des actes notariés disponibles en salle de lecture aux AD65, nos aïeux avaient pour principe de tout consigner devant notaire .

Cordialement

Jean-François, Roger  BARRERE-GONDRIN

dallegretmaret
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Monsieur Barrère, merci de votre complément d'informations.

En ce qui concerne l'orthographe des noms, il est exact que l'on trouve plusieurs écritures. j'en ai l'exemple dans ma propre famille à Ossun (65) où le nom "Esquivar" a été écrit "Esquiba", "Esquibar", "Esquiva", "Esquiba-Labaile", et autres "fantaisies" orthographiques. il aura fallu un jugement officiel, vers 1850 si je me souviens bien, pour que ma famille soit définitivement reconnue sous le nom Esquivar.

En ce qui concerne les prénoms, là-aussi il y aurait probablement des choses à dire. A Barzun, dans le 1er registre que j'étudie, j'ai compté 15 personnes nommées Barthélémy Bachette entre 1727 et 1789, sur plus de 20 foyers notés. les pères transmettent leur prénom à leur fils, mais j'ai également vu que 2 frères peuvent porter le même prénom, que le premier nommé soit décédé ou non.  Comment voulez-vous les reconnaître quand,dans les actes, ne figurent pas encore les dates de naissance, ou le nom des parents ?...mais j'espère faire LE lien avec le premier Bachette-Herrana qui s'est présenté à moi !

Merci encore pour votre générosité !

D. Allegret

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Bonsoir Madame Allegret

Pour terminer le sujet, car effectivement les enfants portaient dans certains cas le même que leur père, et aussi des enfants du même couple.
Pour tenter d'éclaircir cette partie, il vous faut consulter les actes des notaires, et notamment les "contrats de mariages", la démarche consiste d'abord à consulter les "tables existantes du bureau limité à votre secteur de recherche.
Pour Tarbes: de l'année 1768 à 1811, voir cote 2C 1425/AD 65.

Lorsqu'il n'y a pas de tables, c'est le contrôle des actes notariés, en 2 C, qu'il y a lieu de consulter ( voir le volume en salle de lecture pour les créneaux et dates).

Comme je le disais précédemment, il est utile d'établir un arbre familial sur 2 ou 3 générations ( 3 c'est mieux ), afin de pouvoir replacer chaque membre de la famille dans le lien qu'il occupe, les dates de naissances font ici toute la différence, et sont indispensables pour s'y retrouver.

Ne désespérez pas, c'est un travail qui demande beaucoup d'attention et de recherche, mais c'est réalisable, ne perdez pas de vue le nom de la maison qui est la colonne vertébrale de la recherche généalogique pour tout le piémont Pyrénéen.
Regardez aussi par exemple :CAZIEUX dit BACHETTE, ceci n'est qu'un exemple, ou le 2° nom ne doit pas être écarté...

Cordialement

Jean-François

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Bonsoir Jean-François,

Hélas, hélas ! la bigourdane que je suis n'habite pas sa région natale, mais la Bretagne... donc j'attends avec impatience que l'état civil des Hautes-Pyrénées soit diffusé sur Internet, car lorsque je viens dans le sud-ouest, c'est pour voir mon père qui vit toujours dans la région de Lourdes. La généalogie n'a pas vraiment de place dans ces moments-là, sauf si mon père veut bien me parler de sa famille, de ses souvenirs de jeunesse, ce qui n'est pas très fréquent. Mais il a bientôt 90 ans et commence à se confier à ce sujet.

Merci néanmoins de vos indications que je note pour un usage futur.

pour en revenir à mes questions d'aujourd'hui, tout en notant les mariages Bachette - homme ou femme - j'ai également retenu les naissances de tous les couples rencontrés. en général tous les enfants portent le même nom de famille (père ou mère). dans quelques cas, le premier porte le nom de la mère, le second celui du père. C'est très distrayant...

Merci de vos conseils, de vos renseignements, et du temps que vous avez passé à m'instruire, et merci à toutes d'avoir contribuer à cette discussion très intéressante.

Dominique

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